Vendredi 9 février 2024 ・ 8 min de lecture
Tout d’abord, mettons les choses au clair, je ne suis pas chercheur en « Communication », mais en « Sciences de l’Information et de la Communication » aussi appelé, plus sobrement, les SIC. C’est peut être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup, comme dirait feu France Gall.
Être chercheur en Communication, être chercheur en Sciences de l’Information et de la Communication
Eh oui, dans SIC il y a « Communication » mais il y a également le côté « Information ». Et l’Information est presque aussi importante que le fait de « Communication ». L’information en communication recouvre bien des domaines, qu’il me serait bien difficile d’en dresser une liste exhaustive ici. Cependant, retenez que dans la communication il y a de l’information et que l’information est en soi, forme de communication.
Autre « erreur » fréquente, les SIC n’ont pas, pas toujours en tout cas, de lien avec l’informatique. Les SIC s’intéressent à la manière dont se construit la communication dans une organisation donnée par exemple, ou à la façon dont se construisent les mécaniques de ce que l’on appelle poliment aujourd’hui « l’influence » pour ne pas dire « lobbying ».
Ainsi, vous comprenez dès lors l’intérêt de ne pas séparer information et communication. Et vous me direz : « Et ta thèse dans tout ça » ? Je vous répondrai : « Ce sera pour une prochaine fois ».
Perspectives, légitimités, courants
Mais alors, quelle est la légitimité des SIC ? Comme le rappelle Bruno OLIVIER dans son article évoqué supra : « Les Sciences de l’Information et de la Communication ont leurs discours des origines, et revendiquent leurs pères fondateurs ». (P.340).
La légitimité d’une discipline scientifique se construit de plusieurs manières, par sa construction historique, voire socio-historique, mais également, notamment, par son institutionnalisation.
Et en parlant d’institutionnalisation, ou pour parler plus simple, « d’appropriation de la discipline par un corps instituant », en gros une administration, il faut attendre le tout début des années 2000. Aujourd’hui, les SIC constituent la section 71 du Conseil National des Universités (CNU).
La discipline en elle-même, en tant que reconnue par ses pairs, est donc tout à fait récente, que l’on raisonne autant sur le plan historique, que sur le plan institutionnel.
Cela ne l’empêche pas d’avoir des débats théoriques assez développés, comme dans de très nombreuses disciplines de recherches. Car comme le dit si bien la sagesse populaire : « Le talent n’attend pas le nombre des années ». Il en est de même des SIC, qui, à l’image d’autres constructions de savoirs humains, n’ont guère attendues, pas même leur première année d’existence « institutionnelle » , pour se construire une place dans le champ des débats et des construits universitaires et scientifiques.
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