Vendredi 9 février 2024 ・9 min de lecture
Arthur Lin
C’est une question que l’on se pose parfois, devant les progrès de l’Intelligence Artificielle (IA) ces dernières années : Cette IA a-t-elle réponse à tout ? Je serais bien en peine de vous répondre. Cependant, essayons de prendre le problème autrement. C’est ce que je vous propose dans ce nouvel article.
I.A, une création humaine donc « forcément limitée » ?
On pourrait se dire que l’IA, en tant que « création » tekné humaine, serait à son image, à l’image de celles et ceux qui la programment. Autrement dit, que l’IA serait donc « par essence », limitée. Ce qui s’avérerait vrai… et faux.
En effet, si l’IA est en grande partie, « au départ », lors de sa phase de conception, le fruit de choix de la part de celles et ceux qui vont la programmer et l’entrainer, elle devient rapidement « en capacité » d’ « apprendre », dans les limites posées par son programme de départ.
Ainsi, la réponse est plus complexe qu’il n’y parait. On pourrait dire à la question posée : Oui et non. Mais allons plus loin.
L’IA, « semblable miroir », différente de nous.
En admettant que l’IA soit création humaine, elle représente ce que l’humain veut en faire. Mais tout en en étant un miroir, de l’humanité, elle est surtout, très différente de nous. Bien sûr la science-fiction regorge de récits très réussis montrant à quel point l’Intelligence Artificielle, et les nouvelles technologies peuvent se rapprocher de ce que nous sommes. Et il y a même aujourd’hui des IA qui écrivent des articles ou des livres à notre place.
En admettant cela, que l’IA pourrait être « ce que nous sommes », ou bien-même « ce que nous ignorons aujourd’hui de ce que nous serons demain », quelle place resterait-il dès lors pour l’imaginaire proprement humain ? Cet espace des possibles si fragile et en même temps si spécifique. Cet espace de l’imaginaire, cette « institution imaginaire » pour reprendre un terme de Castoriadis ne saurait se limiter à ce qu’en pourrait en faire, et/ou re(créer) une machine, aussi perfectionnée soit-elle.
Admettre cela, c’est admettre que l’IA, n’a pas réponse à tout. Puisqu’elle ne serait, pour l’instant en tout cas, qu’une « cellule-miroir pensante », reflet imparfait de ce que nous sommes : des êtres humains. Il n’est cependant pas exclu, qu’à l’image de certains romans ou de certaines dystopies devenues aujourd’hui réalité (le crédit social par exemple qui renvoie notamment, mais pas seulement, à un épisode de la série britannique à succès Black Mirror), l’IA un jour, surpasse l’Homme et sa condition, en ayant réponse à absolument « tout ». Mais cela interrogerait profondément, une réalité devenue dès lors plus « fade », comme « débarrassée » de ce qui la rend si « réelle » : cette sensation d’inattendu.
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